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Fabien Gaudin

Tous les poèmes

La Renaissance Éternelle

Autrefois, les poètes guidaient nos chemins,
Chaque vers portait l’âme du monde en ses mains.
Ils façonnaient des rêves sur des pages de lumière,
Des éclats d’éternité dans un souffle éphémère.

Puis vinrent les écrans, froids et impérieux,
Et l’art, fragile, sombra dans l’oubli silencieux.
Les algorithmes dictèrent leur tyrannie,
Effaçant l’émerveillement sous l’instantané.

Les muses s’effacèrent, étouffées dans les cendres,
Mais dans l’ombre des ruines, la poésie attend.
Un cri d’âme s’éleva, puissant et vibrant :
Il fallait renaître, réapprendre le temps.

La poésie brisa les chaînes du virtuel,
Renaît des silences, d’un souffle essentiel.
Elle rallume les feux dans les regards lassés,
Et réveille les cœurs dans les ombres glacées.

Car le beau ne s’éteint jamais tout à fait,
Il sommeille, discret, sous le poids des regrets.
Et dans un monde perdu à trop vouloir courir,
La poésie s’impose, éternelle à surgir.

Les mots retrouvent leur danse sur l’éphémère,
Guidant à nouveau nos âmes vers la lumière

Fabien Gaudin

Autres versions

Version courte

Autrefois, les poètes guidaient nos chemins,
Chaque vers portait l’âme du monde en ses mains.
Puis vint la course folle des arts modernes,
Les mots oubliés sous les lueurs éphémères.

Les écrans dictèrent, les muses s’effacèrent,
Dans un tourbillon vain où rien ne perdure.
Mais à force de bruit, d’images saturées,
L’esprit se lassa de cette frénésie.

Alors, doucement, les mots ont refait surface,
Offrant un refuge, une vérité tenace.
Dans un monde qui s’égare, la poésie demeure,
Éternelle et sincère, gardienne du cœur.