L'Attente
Le soir s’étire, elle guette un signe,
Un message, un souffle, une main qui s’incline.
Chaque minute pèse comme une heure,
Chaque absence aiguise la peur.
Il écrit sans oser, retient son élan,
De peur de briser ce fil tremblant.
Et le temps passe, cruel et lent,
Sur leurs cœurs liés, distants.
Elle relit leurs mots, les trace du doigt,
Comme s’ils pouvaient ramener sa voix.
Mais l’attente, fidèle et cruelle amie,
La garde éveillée, au seuil de la nuit.
Fabien Gaudin
